A+ A A-

Actualités

Edito de Décembre 2018

 

Laisserons-nous Balthazar crever de froid à notre porte ?

Dans quelques jours ce sera Noël, mémoire de la Nativité du Christ Jésus, et puis ensuite la fête de l'Épiphanie, Dieu incarné qui se manifeste à toutes les nations, à tous les peuples. Il y aura des réjouissances familiales – et c'est souhaitable –, avec parfois beaucoup trop d'argent mal dépensé – ce qui est moins désirable. Il y aura, aussi, des enfants tristes car ils n'auront pas eu de cadeau, et des personnes isolées plus dépressives encore que d'ordinaire. L'habituelle coexistence du bonheur des uns et du malheur des autres. Le permanent côtoiement des trop favorisés (et qui, souvent, ne le savent pas !) et des trop-défavorisés (qui, eux, le savent !). Chez certains parmi les favorisés, des sentiments de véritable humanité, parfois de mauvaise conscience, pousseront à des actions de charité ou de solidarité, et il faut s'en féliciter. Au demeurant, ceux qui « se bougent » en ces périodes, sont aussi, la plupart du temps, ceux qui sont des acteurs de la fraternité tout au long de l'année. Dans les églises et les temples, on fera monter de belles prières dites « universelles » pour les sans-logis, les sans-amis, les sans... tout, une manière commode de se débarrasser sur Dieu de ce que nous ne pouvons (voulons ?) pas faire.

Lire la suite : Edito de Décembre 2018