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Des nouvelles de Sœur Agnès

 Paris le 21 septembre 2017 

Bien chers tous, paroissiens et amis, 

C’est avec du retard que je viens vous donner des nouvelles et vous dire merci pour tous les gestes d’affection que vous m’avez manifestés lors de notre départ de Cuire.

Après des vacances bien bénéfiques chez ma sœur Marie à Roanne, Toulouse et Le Larzac, j’ai rejoint ma nouvelle communauté dans le 5ème arrondissement tout proche du jardin du Luxembourg. Nous sommes 7 Sœurs en Communauté. Une jeune Sœur polonaise qui apprend le Français, une Sœur Burkinabé des Sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso qui vient pour un recyclage spirituel à la Catho, une Sœur espagnole qui est engagée dans plusieurs actions : luttes contre la traite des femmes Nigérianes en situation de prostitution, aux captifs la libération, les migrants, et +++ Sœur Monique participe à l’accueil des SDF pour un petit déjeuner à la paroisse, donne aussi des cours de français à des débutants asiatiques, aide nos Sœurs étudiantes ; Sœur Odile maîtresse de maison et fait les comptes et les deux dernières arrivées : Sœur Josette qui vient de Tunisie et moi n’avons pas pris d’engagement.

 

J’ai déjà eu à mettre mes talents de réparatrice pour refixer un petit néon dans une chambre, je suis allée accompagner Sœur Odile pour faire les courses. Nous avons une dame qui nous fait la cuisine 4 jours dans la semaine, elle assure le ménage et la lessive. Je me retrouve dans un lieu connu, toutes les Sœurs ont changé… mais Paris reste le même !!!!

J’ai profité des journées du patrimoine pour visiter l’Institut National des Sourds, puis une exposition chez les Pères Spiritains avec des statuettes et des masques d’Afrique, puis un coup d’œil rapide au centre des Irlandais. Le lendemain nous avons fait la visite du Val-de-Grâce et notre paroisse.

Je vous souhaite une bonne rentrée à tous et je vous redis toutes mes amitiés.

Sœur Agnès Nouyrigat

Depuis que nous savons qu'elles vont partir, quitter Cuire, déjà elles nous manquent ! Mais ce sont là les lois de la vie religieuse. Celles et ceux qui ont répondu à l'appel du Christ à le suivre dans le cadre d'une congrégation, ont accepté d'être régulièrement appelés à « passer sur l'autre rive », à quitter le confort relatif d'une installation en un lieu pour d'autres horizons. Et nous devons, quant à nous, accepter d'être ainsi dépossédés de présences précieuses qui ne nous appartiennent pas.

Trois sœurs missionnaires d’Afrique, trois sœurs blanches, quittent la grande bâtisse du chemin de Fond Rose : Sœur Clémence (qui repart dans son pays le Burkina Faso après un temps d'études à Lyon), Sœur Marcelle (qui s'en va à Paris qu'elle connait bien) et Sœur Simone (qui rejoint le sud de la France d'où elle est originaire). Toutes ces dernières années, Sœur Marcelle s'est beaucoup investie au service de la catéchèse des enfants (et à l'Équipe d'Animation Pastorale), tandis que Sœur Simone était attentive à la vie de plusieurs familles maghrébines de la cité de la Rochette, notamment dans le cadre de l'action du Foyer Notre-Dame des Sans-abri. Toutes les trois enrichissaient de leur présence fraternelle et priante nos communautés, en particulier l'assemblée des messalisants de Saints Côme et Damien.

Nous quittent aussi les trois religieuses centrafricaines de la congrégation des Petites Sœurs du Cœur de Jésus de Bangui, qui vivaient, depuis quelques années, à la Providence Saint-Nizier des Apprentis d'Auteuil : Sœur Aubierge, Sœur Geneviève et Sœur Lydia. Sœur Aubierge repart en République centrafricaine, alors que Sœur Geneviève et Sœur Lydia migrent vers Lille, dans un autre foyer des Apprentis d'Auteuil. La présence parmi nous de ces religieuses d'une jeune Église d'Afrique Noire toutes habitées de la spiritualité du Bienheureux Charles de Foucauld, constituait pour nous, « vieux catholiques », une belle stimulation à retrouver l'enthousiasme de la foi des origines.

Quant aux sœurs blanches, elles demeurent pour nous un lien palpable avec les Églises d'Afrique, du Nord de l'Afrique et de l'Afrique Noire.

À ces six religieuses, nous disons toute notre affection et toute notre gratitude. Nous leur demandons de continuer à prier pour nous et avec nous et nous les assurons aussi de la fidélité de notre prière. Nous sommes sûrs que, de toute façon, nous nous retrouverons, dans ce monde ou dans l'autre !

« Ce n'est qu'un au-revoir ».

Christian Delorme