Edito d'Octobre 2020

L'espérance est un droit et un devoir

Voici un an, si on nous avait annoncé que nous aurions bientôt tous l'obligation de porter un masque en tissu sur le visage pour circuler dans l'espace public, nous ne l'aurions pas cru ! L'existence est ainsi faite de surprises, plus ou moins bonnes, plus ou moins mauvaises. Surtout, dans la vie des sociétés comme dans nos vies, il y a des tournants, des moments où des évolutions brutales se produisent, qui nous amènent parfois à des changements radicaux.

Le coronavirus Covid-19 qui a surgi voici quelques mois dans l'histoire de notre humanité, même s'il s'avère bien moins terrible, au plan sanitaire, que d'autres pandémies précédentes (telles la « grippe espagnole » de la fin de la Première guerre mondiale), aura réussi, en quelques mois, à perturber la vie de toutes les sociétés de la Planète, mettant en péril les économies des pays plus encore que la santé des gens. En cela, il représente une révolution, dont nous sommes incapables aujourd'hui de déterminer autant les causes que les conséquences à venir. Ce qui est certain : le monde « d'après » la Covid-19 ne sera jamais plus le monde de « l'avant » la Covid-19. Et probablement que si cette crise sanitaire est survenue, c'est parce que le monde était arrivé à un moment de son histoire où, pour plusieurs raisons difficiles à identifier avec certitude, le fonctionnement « d'avant » n'était plus possible. Une crise de cette ampleur, en effet, ne peut être que le révélateur de maladies bien plus profondes : destruction des équilibres naturels, inégalités économiques, effondrement des systèmes de valeurs, etc. Et ce qui nous apparaît comme un malheur – c'en est un, en effet – est peut-être aussi un avertisseur salutaire pour nous éviter des malheurs à venir plus grands (telles les conséquences, pour l'ensemble de l'humanité, du réchauffement climatique). Mais les hommes, (nous compris évidemment !), les dirigeants du monde, sauront-ils entendre l'avertissement ? Sauront-ils, comme on dit dans le langage religieux, « se convertir » ? Nous serions dans un monde davantage marqué par la culture biblique, ce coronavirus Covid-19 aurait pu être baptisé « Jonas », du nom du prophète de Ninive !

Nous autres chrétiens, que pouvons-nous faire, que devons-nous faire ? Avec cette révolution de la Covid-19, la vie de l'Eglise, aussi, est bouleversée, et « l'Eglise d'après coronavirus » ne pourra être que différente de « l'Eglise d'avant coronavirus ». Mais que sera-t-elle exactement ? Il est tout aussi difficile de le prévoir que d'envisager ce que va devenir le monde dans sa totalité dans les années qui viennent. Peut-être, cependant, les membres de l'Eglise catholique ont-ils une chance supplémentaire : celle offerte par le pape François avec son encyclique – ô combien prophétique ! – « Laudato si' » du 24 mai 2015. Une encyclique qui encourage à la responsabilité quant à la Sauvegarde de la Création.

Être chrétien, ce n'est pas être « hors monde » mais « dans le monde » (logique de l'Incarnation). Ce n'est pas chercher d'abord à « sauver sa peau » égoïstement, mais chercher à être « au service » de l'humanité (le signe du Lavement des pieds). Nous devons être de ceux qui ne renoncent pas à inventer et à réinventer le monde (la promesse du Royaume des Cieux en marche). Nous devons être de ceux qui témoignent que l'espérance est à la fois un droit et un devoir.

Christian Delorme

QUEL REGARD CHRÉTIEN SUR L’ISLAM ?

Centre Saint-Bonaventure, place des Cordeliers, Lyon 2ème

QUEL REGARD CHRÉTIEN SUR L’ISLAM ?

Depuis son surgissement il y a quatorze siècles, où il s’est emparé de terres qui étaient largement christianisées, l’islam « bouscule » les chrétiens. À la suite des décolonisations, de la place prise par les pays producteurs d’hydrocarbures, des phénomènes migratoires et de la mondialisation, voilà la religion islamique présente partout, qui vient de nouveau concurrencer et parfois défier le christianisme. Dès lors, quel regard porter sur cette réalité incontournable ?

L’islam divise, et les regards chrétiens à son sujet sont divers et contraires. Comment considérer l’islam et les musulmans sous l’angle de la foi et de la théologie ? Des chrétiens peuvent-ils trouver une place à l’islam et aux musulmans dans l’économie du Salut ? Peuvent-ils se nourrir eux-mêmes de la spiritualité islamique et du Coran ?

Les mercredis 6, 13, 20 et 27 novembre de 20h à 21h30

Père Christian Delorme

 

L'opéra du bout du Monde

 - Samedi 25 janvier 2013 à 17h -

 CINE CALUIRE, 36 avenue Général de Gaulle

 Au fil des répétitions d’un opéra contemporain, les réalisateurs mettent en scène les habitants de Madagascar racontant leur histoire  coloniale.

 Beauté des paysages, force des croyances et des tabous, importance de la tradition orale et de la musique composent une ode  chaleureuse au métissage et au mariage des cultures.

                   

 Le film sera suivi d'un débat 

 Cliquer ici pour voir la bande annonce

 

 

UNE SI LONGUE ATTENTE MARCHER A L’ESPÉRANCE

couronneConférence du Père Jean PEYCELON donnée en la PAROISSE SAINT ROMAIN DE CUIRE   le 4 décembre 2012

UNE SI LONGUE ATTENTE … MARCHER  A L’ESPÉRANCE


« Nous avons été sauvés, mais c’est en espérance » Saint Paul : Lettre aux Romains 8,24

  1. 1. Question : le futur comme puissance d’anéantissement ?

La question de l'espérance est celle de l’avenir et donc celle de la peur devant l’inconnu dont on sait bien que personne ne la maîtrise. L'horizon certain est celui de la mort plus ou moins lointaine : mort personnelle, mort des proches, destruction de ce que j'ai créé et construit, mort inéluctable de l'humanité même si cette dernière perspective est à très long terme. Le futur ne serait-il pas puissance d'anéantissement ?

 

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